Rhizarthrose : l’arthrose du pouce, ses symptômes et son traitement 

La rhizarthrose est la forme d'arthrose la plus fréquente de la main. Elle touche l'articulation trapézo-métacarpienne, située à la base du pouce, et se manifeste par une douleur progressive, une perte de force et une difficulté croissante à réaliser les gestes du quotidien. Ouvrir un bocal, tenir un stylo, tourner une clé : ces gestes en apparence anodins peuvent devenir de véritables épreuves pour les personnes qui en sont atteintes. Le Dr Andreas Abitbol, chirurgien de la main à Paris, prend en charge cette pathologie à tous ses stades, du traitement médical jusqu'à la chirurgie.

Une pathologie de la main


Qu'est-ce que la rhizarthrose ?

L'articulation trapézo-métacarpienne est celle qui relie le premier métacarpien à l'os trapèze du carpe. C'est elle qui permet au pouce de s'opposer aux autres doigts, rendant possibles la pince, la préhension fine et la majorité des gestes manuels. Lorsque le cartilage qui recouvre cette articulation s'use progressivement, on parle de rhizarthrose, soit une arthrose du pouce main.

Comme toute arthrose, la rhizarthrose évolue lentement. Les symptômes s'installent progressivement et peuvent s'aggraver avec les années sans prise en charge adaptée. Il est donc important de consulter dès l'apparition des premiers signes, afin de mettre en place un traitement précoce et de ralentir l'évolution de la maladie.

Symptômes et diagnostic

Pouce gonflé et douloureux : les symptômes de la rhizarthrose

Le signe le plus caractéristique est une douleur à la base du pouce, souvent décrite comme une douleur profonde et diffuse. Elle apparaît d'abord lors des efforts, puis progressivement au repos. Un pouce gonflé et douloureux à la base, avec une sensibilité marquée à la pression, est un signe clinique évocateur qui doit conduire à consulter. D'autres symptômes peuvent accompagner la douleur :

  • une raideur matinale de l'articulation
  • une diminution de la force de préhension et de la pince
  • une difficulté à ouvrir un bocal, tourner une clé ou tenir un stylo
  • une déformation progressive de la base du pouce, avec une saillie osseuse visible
  • un craquement ou une sensation de frottement lors des mouvements


Dans les formes évoluées, la déformation peut devenir significative et la gêne fonctionnelle importante, au point d'impacter la vie professionnelle et les activités du quotidien.

Comment poser le diagnostic ?

Le diagnostic repose sur l'examen clinique. Le Dr Andreas Abitbol évalue la douleur, la mobilité et la force du pouce. Un test clinique spécifique, appelé test de grinding ou de compression axiale, permet de reproduire la douleur et d'orienter le diagnostic. Cet examen est simple, rapide et réalisé directement en consultation.



Une radiographie est systématiquement réalisée pour confirmer l'atteinte articulaire, évaluer le degré d'usure du cartilage et préciser le stade de la rhizarthrose. Ce bilan permet d'adapter la prise en charge à chaque patient et d'anticiper l'évolution probable de la pathologie.

Qui est concerné par la rhizarthrose ?

La rhizarthrose touche principalement les femmes après la ménopause, même si les hommes peuvent également en être atteints. C'est une pathologie très répandue : on estime qu'elle concerne une femme sur deux après 60 ans. Certains facteurs favorisent son apparition :

  • l'âge, le cartilage s'usant naturellement avec le temps
  • une prédisposition génétique
  • des antécédents de traumatisme à la base du pouce
  • des activités sollicitant intensément la pince pouce-index de façon répétitive

Quel traitement pour la rhizarthrose ?


Traitement de la rhizarthrose : les options non chirurgicales

Dans un premier temps, le traitement de la rhizarthrose est médical et vise à soulager la douleur et à préserver la mobilité du pouce. Plusieurs options peuvent être proposées :

  • le port d'une orthèse de repos à la base du pouce, notamment la nuit ou lors des activités douloureuses
  • des anti-inflammatoires ou des antalgiques pour calmer les poussées douloureuses
  • des infiltrations de corticoïdes à la base du pouce pour réduire l'inflammation
  • la rééducation, pour renforcer les muscles stabilisateurs du pouce et améliorer la fonction

Ces traitements permettent souvent de contrôler les symptômes pendant plusieurs années. Ils ne font pas disparaître l'arthrose mais améliorent significativement le confort au quotidien et peuvent retarder durablement le recours à la chirurgie.

Traitement chirurgical de la rhizarthrose

Lorsque les douleurs deviennent invalidantes malgré le traitement médical bien conduit, et que la qualité de vie est significativement altérée, la chirurgie peut être envisagée. Elle est indiquée en cas de rhizarthrose évoluée avec déformation marquée ou douleur résistante aux traitements conservateurs.



L'intervention réalisée en priorité par le Dr Andreas Abitbol est l'arthroplastie totale, qui consiste à mettre en place une prothèse à la base du pouce pour remplacer l'articulation usée et supprimer le conflit douloureux. Cette technique donne d'excellents résultats sur la douleur, avec une récupération fonctionnelle rapide et satisfaisante. La trapézectomie, qui consiste à retirer l'os trapèze, reste une option envisagée en cas de contre-indication à la prothèse ou en cas d'échec de celle-ci.

L'opération se pratique en chirurgie ambulatoire. Une immobilisation par attelle est nécessaire dans les premières semaines, plus ou moins suivie d'une rééducation pour récupérer force et mobilité. La récupération complète s'étend généralement sur plusieurs semaines, mais la disparition de la douleur intervient souvent bien avant la fin de cette période.



Le Dr Andreas Abitbol évalue chaque situation avec attention pour proposer la solution la plus adaptée, en tenant compte du patient, du stade de la maladie et des symptômes 

FAQ


Questions fréquentes sur la rhizarthrose

  • Qu'est-ce que la rhizarthrose et qui est concerné ?

    La rhizarthrose est la forme d'arthrose la plus fréquente de la main. Elle touche l'articulation à la base du pouce et concerne principalement les femmes après la ménopause. On estime qu'elle touche une femme sur deux après 60 ans, même si les hommes peuvent également en être atteints.

  • Quels sont les premiers signes de la rhizarthrose ?

    Le signe le plus caractéristique est une douleur à la base du pouce, d'abord lors des efforts puis progressivement au repos. Une raideur matinale, une diminution de la force de préhension et une difficulté à réaliser des gestes du quotidien comme ouvrir un bocal ou tenir un stylo sont également des signes évocateurs.

  • La rhizarthrose se traite-t-elle toujours par la chirurgie ?

    Non, le traitement est d'abord médical. Port d'une orthèse, anti-inflammatoires, infiltrations de corticoïdes et rééducation permettent souvent de contrôler les symptômes pendant plusieurs années. La chirurgie n'est envisagée que lorsque les douleurs deviennent invalidantes malgré un traitement médical bien conduit.

  • Quelle opération le Dr Andreas Abitbol réalise-t-il pour traiter la rhizarthrose ?

    Le Dr Andreas Abitbol privilégie l'arthroplastie totale, qui consiste à mettre en place une prothèse à la base du pouce pour remplacer l'articulation usée. Cette technique donne d'excellents résultats sur la douleur avec une récupération rapide. La trapézectomie reste une option en cas de contre-indication à la prothèse ou en cas d'échec de celle-ci.

  • Quelle est la récupération après une opération de la rhizarthrose ?

    L'intervention se pratique en ambulatoire. Une immobilisation par attelle est nécessaire dans les premières semaines, suivie si besoin d'une rééducation. La disparition de la douleur intervient souvent bien avant la fin de la période de récupération complète.